Aircondensa estime le volume d'eau qu'un ou plusieurs climatiseurs peuvent produire par condensation, à partir de la température, l'humidité, le débit d'air et le nombre d'unités.
Basé sur 1 climatiseur, 8 h/jour de fonctionnement.
Appareil : Split moyen, 3,5 kW · débit d'air ≈ 665 m³/h
Climat : Valeurs par défaut (32°C, 60% HR)
L'eau condensée par chaque split est collectée, stockée, puis réutilisée pour irriguer les espaces verts.
Tous les calculs s'exécutent en direct dans votre navigateur.
Ces valeurs servent uniquement à l'information et à la comparaison avec le seuil de déclenchement de la climatisation.
Ces valeurs restent théoriques (météo extérieure ou préréglages). Pour un résultat plus fidèle à votre situation, mesurez l'humidité réelle chez vous avec un hygromètre (souvent quelques euros dans le commerce, parfois déjà intégré à une station météo domestique) et ajustez les curseurs en conséquence.
Le débit d'air est estimé à ≈ 665 m³/h (≈ 190 m³/h par kW), modifiable en avancé.
P × (1 − SHR) / 0,68 · 1 unité
Cette méthode suppose un SHR fixe, représentatif des conditions de référence (environ 30-32°C / 55-60% d'humidité intérieure). Elle ne varie pas avec la température ou l'humidité réglées ci-dessus — contrairement à la méthode psychrométrique, qui s'ajuste aux conditions réelles. Les deux méthodes se recoupent surtout autour des conditions de référence ; un écart en dehors de cette plage est normal, pas une erreur de calcul.
Sur la base d'un prix moyen d'eau potable de 4,50 €/m³.
Au-delà d'un certain niveau d'humidité, le résultat plafonne : le facteur de contact de la batterie (0,80) limite la quantité d'air effectivement traitée, quelle que soit l'humidité disponible au-delà de ce seuil. Ce plafond reflète une limite physique réelle de l'échangeur, pas un arrondi ou une erreur de calcul.
Les climatiseurs sont critiqués car ils rejettent de la chaleur à l'extérieur et aggravent les îlots de chaleur urbains.
Ce même appareil produit aussi, en climat humide, un flux d'eau de condensation aujourd'hui perdu dans les caniveaux.
Cette eau réorientée vers l'irrigation aide à maintenir la végétation urbaine en bonne santé pendant les épisodes secs.
Une végétation bien irriguée rafraîchit l'air par évapotranspiration et contribue à réduire les îlots de chaleur.
La chaleur rejetée (en joules) et l'eau produite (en litres) ne sont pas des grandeurs comparables et ne s'annulent pas terme à terme. Aircondensa ne réduit ni la consommation électrique ni la chaleur rejetée par l'appareil. L'apport réel est un bénéfice complémentaire — une contribution à la stratégie de végétalisation urbaine — pas une neutralisation du problème.
Ce n'est pas l'écart de température qui détermine la condensation, mais bien l'humidité absolue de l'air : ce que l'appareil peut extraire, c'est la différence entre la quantité d'eau contenue dans l'air entrant et celle qu'il reste après refroidissement sous le point de rosée.
esat(T) = 6.1094 · exp(17.625·T / (T + 243.04)) // T en °C → hPa
w = 0.622 · (RH/100 · esat) / (1013.25 − RH/100 · esat) // kg eau / kg air sec — w_entrant est calculé à partir de la Température intérieure et de l'Humidité intérieure (air réellement aspiré), jamais de la météo extérieure
w_sortant = w_entrant − f_contact · max(0, w_entrant − w_sat_batterie) // w_sat_batterie = w(T_batterie, RH=95%) ; f_contact = 0,80
Δw = max(0, w_entrant − w_sortant)
L/h = débit_air (m³/h) · 1.2 · Δw · N_unités
| Paramètre | Défaut | Justification |
|---|---|---|
| Débit d'air | 550 m³/h | Split résidentiel typique 2,5–3,5 kW |
| Température de l'air en sortie de batterie | 13 °C (fourchette réaliste : 7 à 13 °C) | Température de l'air soufflé après passage sur l'évaporateur (à distinguer de la température de surface du serpentin métallique, plus froide, 0-10 °C). La valeur par défaut se situe à l'extrémité haute de la fourchette réaliste — un appareil réel peut donc extraire davantage d'humidité que ce que le calculateur estime par défaut. |
| HR en sortie | 95 % | Air proche de la saturation après passage sur la batterie |
| Facteur de contact de la batterie | 0,80 | Une partie de l'air ne touche jamais parfaitement la batterie froide |
| Prix eau | 4,50 €/m³ | Moyenne France, variable selon la commune |
En complément du calcul psychrométrique, on peut estimer la production d'eau à partir de la puissance frigorifique de l'appareil et du taux de chaleur sensible (SHR), qui représente la part de la puissance dédiée au refroidissement de l'air par rapport à celle consacrée à sa déshumidification. La puissance latente vaut donc P × (1 − SHR), et l'énergie nécessaire pour condenser 1 litre d'eau est d'environ 0,68 kWh (chaleur latente de vaporisation). On obtient : L/h ≈ P × (1 − SHR) / 0,68. Les deux méthodes se recoupent lorsque le SHR choisi correspond bien aux conditions d'air entrant.
Il s'agit d'une estimation théorique en régime établi. Le modèle ne représente pas le cycle réel marche/arrêt du compresseur, les pertes internes ni les pertes par évaporation dans le bac. Le résultat est un ordre de grandeur destiné à la sensibilisation et au dimensionnement préalable, pas un chiffrage d'ingénierie.